Le Parlement arabe a vivement condamné la déclaration du Parlement européen concernant la situation en Algérie, la qualifiant d’ingérence flagrante et inacceptable dans les affaires intérieures d’un État souverain.
Dans un communiqué ferme, l’institution arabe a souligné que cette intervention européenne constitue une violation des conventions internationales qui garantissent le respect de la souveraineté des États.
Et interdisent toute immixtion dans leurs affaires internes. Le Parlement arabe a réaffirmé sa solidarité avec l’Algérie, appelant le Parlement européen à cesser de politiser les questions des droits de l’homme et à ne pas les utiliser comme prétexte pour justifier des interventions injustifiées.
Le Parlement arabe a également critiqué l’hypocrisie des parlementaires européens, qui, selon lui, ferment les yeux sur les violations massives des droits de l’homme ailleurs dans le monde, notamment en Palestine.
L’institution arabe a rappelé que l’Algérie est un pays doté d’institutions constitutionnelles solides et d’un système judiciaire indépendant, capable de garantir les libertés et les droits fondamentaux de ses citoyens.
Cette déclaration vise à contrer toute tentative de délégitimation du système juridique algérien par les instances européennes.
Le silence du Parlement européen sur Gaza pointé du doigt
L’une des critiques les plus sévères adressées par le Parlement arabe au Parlement européen concerne son silence assourdissant face au génocide en cours à Gaza.
L’institution a aussi dénoncé l’indifférence criminelle des députés européens, qui, selon lui, se permettent de donner des leçons à l’Algérie tout en restant passifs face aux massacres de femmes et d’enfants palestiniens.
Cette accusation met en lumière l’écart moral entre les discours grandiloquents sur les droits de l’homme et l’inaction totale face à des crimes contre l’humanité.
L’institution a clairement signifié qu’il n’appartient pas au Parlement européen de donner des leçons de droit et de liberté, alors même qu’il fait preuve d’une cécité volontaire face aux bombardements massifs et aux destructions systématiques à Gaza.
Cette prise de position s’inscrit dans un contexte plus large de remise en question des interventions occidentales dans les affaires du monde arabe.
Algérie dénonce une résolution « fallacieuse »
De son côté, le Parlement algérien a condamné avec « la plus grande fermeté » une résolution du Parlement européen concernant Boualem Sansal, un citoyen algérien poursuivi en justice.
Le Parlement européen a adopté une résolution exigeant la libération « immédiate et inconditionnelle » de Boualem Sansal le jeudi 23 janvier.

Dans un communiqué conjoint, les présidents du Conseil de la nation et de l’Assemblée populaire nationale ont dénoncé cette résolution comme une attaque flagrante contre l’Algérie et ses institutions.
Ils ont également critiqué l’exploitation honteuse de cette affaire pour porter atteinte à l’indépendance de la justice et des institutions souveraines algériennes.
Le Parlement algérien a rappelé que l’Algérie est un pays régi par des lois et une Constitution qui garantissent l’État de droit et le respect des droits humains.
Il a déploré que le Parlement européen se soit appuyé sur des sources douteuses et dénuées de toute crédibilité, ignorant les clarifications fournies par les autorités algériennes.
Le communiqué a également souligné que les initiateurs de cette résolution, notamment l’extrême droite française, cherchent à nuire à l’image de l’Algérie et à ses symboles.
Le Parlement algérien a réaffirmé son attachement à ses relations avec l’Union européenne, tout en exigeant que ces relations soient basées sur le respect mutuel et la non-ingérence dans les affaires intérieures.
L’Algérie, qui a accompli de grands progrès dans l’édification de l’État de droit, rejette catégoriquement toute manœuvre visant à ternir son image et à interférer dans ses affaires internes.
